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Enfant précoce : une identité à double tranchant

 

  •  Clicanoo.re publié le 1er novembre 2012

 

Des professionnels de santé participent depuis hier, à l’Ermitage-les-Bains, à un colloque sur les enfants à haut potentiel intellectuel. Comment identifier la précocité, comment l’accompagner, quels en sont les risques ? Eléments de réponse avec le docteur Sylvie Tordjman, pédo-psychiatre à Rennes.

À quoi reconnaît-on un enfant précoce ou surdoué ?

Attention à ne pas établir des typologies. Chaque enfant a sa singularité contrairement aux trop nombreuses idées reçues qui circulent sur le sujet. Dans les grandes lignes, la précocité se traduit par une avance intellectuelle par rapport aux compétences de l’âge : un enfant qui parle très tôt, qui a du plaisir à manier les mots justes, capable de lire spontanément dès l’âge de 3 ans. Le repérage le plus fréquent, c’est l’éveil. Un enfant très réactif, qui surprend par sa vivacité d’esprit et sa capacité à plusieurs choses à la fois : écrire, dessiner, parler, etc.

Ce tableau laisse penser que la précocité est un atout dans la vie. Or, ce n’est pas toujours le cas. Pourquoi ?

Oui, on croit souvent que c’est tout bénéfice. Mais l’avance s’inscrit parfois dans une certaine différence qui va se transformer en difficultés : risque de marginalisation, d’exclusion voire même de victimisation. L’enfant peut se sentir rejeté, ce sentiment peut générer un traumatisme. L’identité de surdoué est à double tranchant.

À quel âge faut-il dire à l’enfant qu’il est différent ?

La question est de savoir s’il faut lui dire ou non. Si un enfant va bien, s’il est épanoui au niveau scolaire et affectif, il n’y a pas de raison de lui faire passer un test de quotient intellectuel. Par contre, s’il est en difficultés, s’il souffre d’anxiété ou d’hyperactivité, un test peut l’aider à changer le regard que l’environnement porte sur lui. Ça peut relancer chez lui une dynamique, dans sa famille, à l’école. Car il n’est pas facile de gérer seul les risques de dérapages liés à la précocité.

En quoi consiste ce repérage de haut potentiel intellectuel. Se résume-t-il à un examen de QI ?

Non, il s’agit d’un bilan global. Le QI n’est qu’une définition académique de l’intelligence. On évalue aussi le potentiel de créativité, l’investissement scolaire de l’enfant, son profil psycho-affectif : signes d’anxiété, de dépression, perte d’estime de soi, etc.

Le surdoué doute souvent de lui ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, oui.

Mozart et Michael Jackson, deux cas d’école

30% des enfants précoces connaissent des difficultés scolaires. À quoi cela est-il dû ?

Le système scolaire ne prend pas suffisamment en compte les centres d’intérêts des enfants à haut potentiel intellectuel. Aux États-Unis, il existe des programmes d’enrichissement qui consistent à dégager du temps pour les activités qui plaisent particulièrement aux élèves. On évite ainsi l’ennui et on crée des motivations autour des centres d’intérêt. La France ferait bien de s’en inspirer.

Est-il conseillé de sauter des classes au primaire ?

Ma réponse sera là aussi très nuancée. Si l’enfant va très bien et que ça peut doper sa motivation scolaire, pourquoi pas. Mais si l’enfant est en difficulté, ça risque d’accentuer la pression exercée sur lui. L’enfant est-il prêt à perdre ses camarades ? A-t-il l’apparence physique pour se fondre dans une classe supérieure ? C’est une décision qu’il faut prendre en concertation avec l’équipe pédagogique et l’enfant.

Certains collèges de l’île proposent des classes spécialement dédiées aux enfants précoces. Êtes-vous favorable à cette sectorisation ?

Là encore, l’expérience montre que ça renforce l’identité du surdoué. Une étude a été réalisée à ce sujet aux États-Unis sur 50 adultes. Rétrospectivement, tous disent avoir mal vécu d’être séparés des autres. En même temps, ils ont apprécié la relation avec des enseignants plus aptes à valoriser leurs efforts. On en revient à l’intérêt des programmes scolaires enrichis.

L’un des ateliers du colloque se penche sur la personnalité de deux célèbres enfants surdoués : Mozart et Michaël Jackson. Deux cas d’école en matière de précocité ?

Oui, ils ont tous les deux été reconnus par leur génie artistique précoce. Michael Jackson pour sa chorégraphie, Mozart pour son jeu de piano virtuose, sa mémoire prodigieuse. Tous deux ont exprimé leur don par la musique, en baignant dans un univers familial de musiciens. Ils ont écrit leurs premières compositions à 5 ans, ont été reconnus socialement dès 8 ans en participant à des tournées mondiales.

Ces artistes se sont aussi distingués par des personnalités très tourmentées. La conséquence d’une précocité mal assumée ?

Sans doute, autant que les travers de la célébrité. Ils n’ont pas su gérer leur statut d’enfant star. On n’est pas acclamé de la même façon à huit ans et à trente ans. Mozart, notamment, a très mal vécu de ne plus être reconnu avec la même ferveur au fil du temps. Leur vie sociale et affective en a pâti. Mozart et Michael Jackson ont fini dans un grand isolement.

La morale de l’histoire, c’est qu’il n’aurait pas fallu les mettre en vedette si jeune ?

C’est un peu ça l’idée. C’est bien d’aider les enfants à haut potentiel intellectuel à s’épanouir, mais en même temps, il ne faut pas les geler dans leur identité de surdoué, au risque de conséquences délétères

Entretien : Vincent Boyer

 

 

 

 

 

source: Académie de la Réunion

 

Par une circulaire du rectorat de la Réunion datant du 10 décembre 2011

on apprend :

 

"Le dispositif académique expérimental d'accueil spécifique pour les élèves intellectuellement précoces (appelés également à haut potentiel) au collège est étendu à la rentrée 2012 à la classe de cinquième.

Seront donc accueillis dans les deux collèges suivants, les élèves entrant en classe de sixième ou de cinquième :

 

- Collège de Montgaillard à St Denis

- Collège Marcel Goulette à Piton St Leu, avec internat possible.

 

La capacité maximale d'accueil sera, dans chaque établissement, de 24 élèves répartits sur deux classes de sixième et deux classes de cinquième (6 élèves maximun par classe)

 

Ces classes ont vacation à étre des lieux :

- de reconnaissance et de prise en charge de la spécifité intellectuelle et émotionnelle de ces élèves

- d'épanouissement social avec l'ensemble des élèves. "