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Le goût et le plaisir de l'effort intellectuel par l'attention et la sollicitation

Le goût et le plaisir de l'effort intellectuel par l'attention et la sollicitation

Contrairement aux idées reçues, la réussite dépend du travail fourni et demande persévérance, courage et ténacité, et ne dépend pas des attributs de la science infuse prétendument et faussement accordée comme un avantage aux élèves, et en particulier aux êtres humains intellectuellement précoces. Pour le faire comprendre aux élèves, à tous les élèves, aux adultes, il faut en être persuader soi-même ! Un quotient intellectuel même élevé n'entraîne pas spontanément la connaissance; celle-ci s'acquiert par l'attention, l'effort, la mémoire; le mot « intelligence » est utilisé pour le WISC au sens étymologique. C'est ce que l'ALREP indique depuis 1981 !
Nous vivons sous le signe de l'éphémère : nombre de vedettes, nombre d'idoles du spectacle, du sport ou autres descendent très fréquemment de leur piédestal aussi vite qu'elles y sont montées. Très rares sont les élus qui durent ! Tout contribue à nous donner la sensation que la gloire peut s'acquérir en un coup de baguette magique, sans effort puisqu'elle s'envole aussi magiquement.
Comment, dans ces conditions, convaincre nos filles et nos garçons que le temps, l'effort, la concentration sont nécessaires pour devenir bon dans les différentes disciplines scolaires et périscolaires : activités artistiques, activités manuelles, musique, sports, jeux de société, etc ... ?
Pratiquer l'effort et en avoir la volonté n'a rien de naturel ! C'est le fruit d'un apprentissage, d'une prise de conscience qui ne peuvent avoir lieu sans des adultes eux-mêmes convaincus que faire des efforts n'est pas une expression creuse. Nous savons que l'exemplarité des adultes présentent des lacunes : c'est honnête de le reconnaître et de savoir se critiquer soi-même !
Faire un effort consiste à vaincre une résistance. Le précoce y gagnera un peu plus d'autonomie et de confiance en lui, malgré, parfois, la durée de cet effort. Le plaisir d'avoir atteint le résultat montre que l'avenir existe et qu'il peut lui être donné telle ou telle direction. Ce qui provoque, par cet espoir acquis, optimisme et créativité.
Le rôle parental éminent consiste à montrer au précoce que rien n'est acquis par un coup de baguette magique. Il consiste aussi à faire le reproche concernant tel manquement à une obligation de comportement qui n'a pas été effectuée aussi bien dans la famille que dans le cadre des activités scolaires et sociales. De même de la part de l'enseignant. Faire comprendre, enseigner l'effort exige également des efforts exemplaires de la part de l'adulte : cette cohérence entre ce qui est dit et ce qui est fait ne peut que favoriser la motivation du précoce; celui-ci ressent ainsi une autorité sécurisante et structurante indiquant des limites justifiées qui n'ont rien de ringardes et permettent de le construire pour s'envoler dans la vie.
Le précoce est d'autant plus motivé pour lui-même qu'il perçoit l'intérêt de l'exercice, du travail, de l'effort montré par l'adulte. Ainsi, il aura le plaisir
d'apprendre à lire pour pouvoir se plonger tout seul dans une belle histoire, de mémoriser une récitation parce que l'adulte lui en a indiqué la saveur, de mémoriser les règles de français, de mathématiques, le résumé des leçons des autres matières quelle que soit la classe. En effet, la mémorisation et l'utilisation même du « par coeur » concernant ces données auront leur utilité dans sa vie adulte beaucoup plus fréquemment que ce qui est en général supposé.
Les précoces sont friands d'efforts pour se sentir plus grands et plus autonomes; ils ont besoin d'encouragements et de compliments de la part des adultes. Rien de plus décourageant qu'un « peut mieux faire » systématique. Autant ne rien tenter puisque ce qui est tenté ne sera jamais assez ! Ce qui compte, c'est le ressentiment de plaisir, d'objectif valorisé et encouragé.
Au fur et à mesure que le précoce va grandir, il a besoin que l'adulte lui laisse éprouver des petites frustrations avant de lui apporter une ou la solution
: cela lui permet de ressentir du désir, d'élaborer
des stratégies, de développer différentes démarches, donc son imagination créatrice et constructive.
Il est également important de lui apprendre à analyser pourquoi ses efforts n'ont pas été couronnés de succès. A-t-il des connaissance requises objectivement ? L'objectif était-il trop difficile ? Aurait-il pu s'y prendre autrement ? Corriger l'erreur ne doit pas entraîner des propos négatifs, décourageants pour la suite et provoquer parfois l'ennui et l'impression de l'inutilité d'apprendre.
L'adulte évite donc surtout de formuler des jugements globalisant du genre : « de toutes façons, tu es paresseux » , « tu n'arriveras jamais à rien » ,
« tu es trop prétentieux » , « tu crois tout savoir sans avoir rien appris » , « tu es nul comme tu le dis » , etc ...
Voisinant avec la maltraitance orale qui ouvre la porte au harcèlement oral, destructeur, ces jugements disqualifient toute la personne du précoce. Le ressenti du « sans appel » enlève le ressenti de tenter une prochaine fois !
L'élimination dans la relation de ces agressivités négatives, destructrices ne peut que renforcer la volonté du goût et du plaisir de l'effort et l'acheminement vers l'attention et la conquète des connaisances pour donner du sens à la vie. Investir dans l'éducation, dans la scolarité, dans l'acquisition des connaissances, c'est investir pour l'avenir du précoce et ... pour le nôtre aussi ! Cette pensée est de circonstance : « Tout savoir est mon espérance, et tout apprendre est ma volonté ».
Cet investissement n'est pas un puits perdu, un
« tonneau sans fond ». Ce que les filles et garçons intellectuellement précoces ont acquis, ont absorbé, elles et ils le redéploieront, le réaliseront ultérieurement en vitalité familiale, professionnelle, sociale, en humanisme au cours de leur vie adulte pour améliorer globalement notre quotidien