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PRESSE LOCALE

Faute de moyens, le rectorat refuse une aide scolaire à son fils handicapé

source:

  • Clicanoo.re
  • publié le 27 janvier 2012


SOCIÉTÉ

Faute de moyens, le rectorat refuse une aide scolaire à son fils handicapé

Malgré une autorisation en bonne et due forme délivrée par la Maison des handicapés, le Rectorat refuse d’accorder à Yann, faute de budget, une assistante de vie scolaire. Celle-ci lui permettrait de mieux s’organiser et d’utiliser toutes ses capacités pour apprendre les cours.Faute de moyens, le rectorat refuse une aide scolaire à son fils handicapé

 

Yann* est un enfant précoce. Âgé de 12 ans, il est scolarisé en 4e dans un collège du Tampon. Mais cette précocité n’a rien d’un don, au contraire. « Quand il était en 6e, un médecin l’a rencontré. Il a dit qu’il pouvait aussi bien voir un âge mental de 8 ou 16 ans selon les moments de la journée. Même pour nous, sa famille, c’est troublant », explique sa mère, Corine K/Bidy. Le plus souvent isolé parmi ses camarades, Yann ne revendique aucun ami dans son établissement.  Au quotidien, Yann est beaucoup plus handicapé par un trouble cognitif : la dyspraxie. Peu connu, ce trouble empêche notamment une bonne coordination des membres. Yann peut ainsi difficilement écrire de longs textes, s’organiser, ranger, coller des documents. « Ses repères dans l’espace sont également altérés, précis, sa maman. En primaire, il en était venu à pleurer parce qu’il n’arrivait pas à attraper un ballon ». Malgré des résultats très encourageants en classe, Yann sait qu’il pourrait faire mieux. « L’énergie qu’il utilise pour faire différentes tâches d’organisation est autant d’énergie en moins pour se concentrer ». Ce handicap a poussé Corine K/Bidy a demandé, avec l’accord de Yann, la mise à disposition d’une assistante de vie scolaire individuelle (AVSI). C’est là que son parcours du combattant a commencé. Cette assistante de vie scolaire lui a été refusée une première fois en 6e. Un recours est effectué. Mais à deux reprises, la Maison des personnes handicapées perd son dossier. 8 mois de perdu.

LE DOSSIER ÉGARÉ À DEUX REPRISES

Désormais assistée par l’association pour l’accompagnement des familles (Apaf), Corine assiste à la commission qui va pouvoir décider d’attribuer une AVSI à son fils. « L’association m’a épaulée dans toutes les démarches. C’est elle qui m’a appris que je pouvais assister à la commission. Heureusement d’ailleurs. Car un membre du rectorat a proposé que mon fils fasse parti d’un programme pilote où plusieurs enfants précoces sont mélés à d’autres enfants dans une même classe. Mais ce projet s’adresse aux enfants de 6e ! J’ai eu l’impression que cette personne avait lu un dossier juste avant de rentrer dans la salle et ressortait ce qu’il venait de lire ». Après deux ans d’acharnement, la commission attribue finalement à son fils une assistante pour la période scolaire en cours. Armée du fameux sésame, Corine pense toucher au but. Faux. Deux mois après avoir obtenu cette autorisation, le rectorat ne lui a pas donné de nouvelles. « Je n’ai jamais eu de réponse officielle. Des personnes qui connaissent bien ce système, m’ont expliqué que le rectorat n’avait plus d’enveloppe pour financer l’AVSI de mon fils ». Contacté hier matin, le Rectorat ne nous a pas non plus donné d’explications. Yann, lui, espère toujours pouvoir compter sur cette assistante.  « Elle m’aiderait à m’organiser et j’aurais quelqu’un à qui parler », assure-t-il. Le rectorat devra faire vite. L’autorisation court jusqu’au 31 juillet de cette année.  « Je connais un autre enfant atteint du même trouble que Yann qui lui a pu avoir une AVSI. Son père m’a dit que grâce à elle c’était le jour et la nuit. Le traitement devrait être le même pour tout le monde », estime justement Corine K/Bidy ■

Jean-Philippe Lutton

* Prénom d’emprunt

 

Visu deux pages pour les EIP

un petit article du journal "Visu" sur les EIP

c'est par ici......

Santé-Mag de décembre

 

sante-mag décembre 2009

On les présente souvent comme des petits génies aux facultés incroyables, véritables petits Mozart des mathématiques ou de la musique.

Pourtant la réalité est souvent moins rose..................

la suite en pdf c'est ici

Une différence difficile à vivre - Le Quotidien 31 Mai 2006

Article paru suite à une conférence animée par Jacky Lamy et Laurène Ayme pour l'ANPEIP Réunion.

Partie 1

Partie 2

La dyslexie - Entretien avec le Dr Billard (CMPP)

Paru dans Le Quotidien du 23 avril 2008. Lire ici